Burnout et dépression chez les soignants : les statistiques inquiétantes ?

Encore appelé Syndrome d’épuisement professionnel, le burnout est un trouble psychologique dû à un stress chronique.

Il est une combinaison de fatigue émotionnelle et physique, de sentiment de défaite et d’incompétence professionnelle ainsi que de désintérêt pour le travail.

Les soignants font partie des catégories socio-professionnelles souvent concernées par ce phénomène.

Burnout et dépression chez les soignants les statistiques inquiétantes

Exhausted tired doctor or nurse. Virus outbreak. Coronavirus pandemic. Clinic and hospital medical stuff working over hours. Overworked professional. Stress and depression.

Plusieurs statistiques ressortent des différentes études menées sur ce sujet.

Dans cet article, nous vous proposons de découvrir ces données qui paraissent inquiétantes.

Présentation de quelques statistiques

Il ne fait pas de doute que les agents du milieu hospitalier sont fortement touchés par le phénomène du burnout.

En effet, ils sont sujets au stress pour plusieurs raisons, entre autres la charge de travail excessive, le manque de valorisation, la violence des patients et de leur famille, etc.

En se basant sur les résultats issus des différentes études menées récemment auprès du personnel médical de divers hôpitaux d’une part, et sur les résultats d’un questionnaire auto-administré sur le web à des étudiants en santé d’autre part, le constat est alarmant et inquiète beaucoup.

  • 47 % des soignants souffrent (ou ont déjà souffert) de burnout, ce chiffre s’élève à 52 % dans la catégorie des aides-soignants.
  • 90 % des soignants avouent être en manque de reconnaissance.
  • 87 % ressentent l’épuisement physique ou moral.
  • 83 % de soignants admettent avoir subi un comportement violent venant d’un patient.
  • 50 % des enquêtés estiment que la société ne reconnaît pas leurs difficultés.
  • 10 % des soignants reconnaissent que la dépression et le burnout ont entraîné des incidents médicaux envers les patients.
  • 66 % estiment que le risque d’incident est réel.

Il faut également noter que le nombre de soignants qui ont pensé au suicide a augmenté depuis ces 3 dernières années.

En effet, 1 sur 3 soignants a déjà tenté de commettre ce crime. Vous pouvez avoir plus d’infos sur medscape.com

Ces statistiques pointent toutes vers la même conclusion.

Il faut tirer la sonnette d’alarme, car c’est un risque énorme pour le système de santé.

Conséquences pour les soignants et pour le système sanitaire

La première chose qui ressort de ces statistiques, c’est que le système de santé est mal en point.

L’État doit donc se préoccuper un peu plus des difficultés rencontrées par les soignants dans l’exercice de leurs fonctions.

De façon générale, les soignants, surtout les infirmiers et les aides-soignants, sont majoritairement démotivés par rapport à leur métier.

Ils doutent de leurs compétences et de leurs capacités.

Beaucoup d’entre eux expriment des difficultés à produire des efforts supplémentaires.

À ce niveau, on enregistre par exemple des cas d’absentéisme.

Ils se remarquent le plus chez les soignants ayant demandé un congé maladie (pour raison de dépression) peu de temps après leur période d’absence.

En dehors de l’épuisement physique et émotionnel, le manque de reconnaissance et de valorisation est ce qui atteint le plus les personnels soignants.

En plus de leur état de fatigue, ils doivent aussi faire face à des conditions de travail souvent difficiles et contraignantes.

  • Plus de 45 heures de travail par semaine pour certains ;
  • Assurance de plusieurs gardes par mois pour d’autres ;
  • De longues distances à parcourir pour atteindre des patients vivants dans des endroits reculés, etc.

Voilà quelques indices des conditions dans lesquelles ces travailleurs exercent leur emploi.

Conclusion

De tout ce qui précède, si les soignants souffrent, cela se ressent sur la qualité des soins prodigués aux patients.

Des solutions doivent donc être trouvées pour améliorer les conditions de vie et de travail de ces travailleurs.

Les structures étatiques devraient réfléchir à la mise en place de stratégies visant à diminuer les facteurs de stress chez le personnel soignant.

Il ne faut pas seulement viser le profit financier, mais redonner aux soignants le goût de leur profession, en améliorant les conditions de travail.

Ceci passe avant tout par une réelle écoute de ces agents, car ils font partie intégrante du système, et sans eux, celui-ci pourrait bien s’effondrer.


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