Les exercices respiratoires en kinésithérapie pour soulager la BPCO ?

La kinésithérapie respiratoire est une technique qui permet de libérer les voies aériennes en diminuant l’encombrement bronchique.

La plupart du temps, elle est utilisée pour traiter les affections pulmonaires obstructives (asthmes, BPCO, etc.) chez les enfants comme chez les adultes.

Qu’est-ce que la BPCO ?

Les exercices respiratoires en kinésithérapie pour soulager la BPCO

Comment la traiter avec la kinésithérapie respiratoire ?

Qu’est-ce que la BPCO ?

La BPCO ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive est une affection permanente inflammatoire des bronches.

Elle se distingue par un rétrécissement croissant et un encombrement constant des poumons et des voies aériennes déclenchant des difficultés respiratoires.

L’inflammation des voies aériennes entraîne chez les personnes atteintes l’épaississement des parois par réduction de la taille et du volume des muscles lisses.

Elle provoque également une augmentation de la sécrétion du mucus.

L’inflammation ayant atteint aussi le tissu pulmonaire, cela déclenche des troubles cellulaires et des dysfonctionnements fonctionnels.

On assiste ainsi à la destruction continue des alvéoles pulmonaires d’où les problèmes respiratoires.

La grande majorité des cas de BPCO sont attribués au tabagisme passif ou actif.

La pollution de l’air et l’exposition à des substances chimiques également des facteurs risques de la maladie.

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Différents exercices en kinésithérapie respiratoire pour soulager la BPCO

Les exercices de kinésithérapie respiratoire sont en constante évolution.

Aujourd’hui, les techniques comme la main vibrante ou le clapping ont été améliorés ou combinés à d’autres pour mieux aider les patients.

Les exercices de désencombrement bronchique et de ventilation sont les techniques utilisées pour traiter la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

Techniques de désencombrement bronchique

  • Accélération rapide du Flux respiratoire (ARFE) : cet exercice consiste à accroître le flux aérien à l’expiration.Pour y arriver, le thérapeute va user des mouvements de mains pour déclencher le mécanisme.L’accélération de l’air bronchique expiré a pour but de déclencher un bouillonnement pouvant décrocher les sécrétions collées aux parois des bronches.Elle permet également de grouper et de faire évoluer les sécrétions dans l’arbre bronchique.Il s’agit en réalité de faire progresser les sécrétions le long des bronches moyennes vers la bouche.
  • Accélération lente du Flux respiratoire (ALFE) : tout comme l’ARFE, cette technique va aussi être déclenchée par des mouvements de mains du thérapeute.Mais, elle permet plutôt la mobilisation des sécrétions le long des petites bronches vers les voies aériennes proximales (proche de la bouche).L’accélération lente du flux respiratoire devance et complète l’ARFE.
  • Vibrations manuelles : ce sont des manœuvres qui permettent de réduire l’accolement des sécrétions aux parois des bronches.La plupart du temps, les vibrations manuelles sont combinées aux techniques d’accélération de flux respiratoires.
  • Toux provoquée : en compressant manuellement les zones de la trachée, le kinésithérapeute fait naître une toux réflexe.Mais la zone qui est comprimée varie en fonction de l’âge du patient.Cette technique est souvent utilisée pour les enfants de bas âge qui n’arrivent pas à tousser quand on le leur demande.
  • Toux passive : cette technique est utilisée pour les patients totalement faibles qui ne peuvent pas tousser d’eux-mêmes.Il s’agit du déclic passif d’un réflexe de toux.
  • Broncho-aspiration : il s’agit ici d’aspirer les sécrétions grâce à un aspirateur à mucosité par le biais d’une sonde.C’est une alternative qui est proposée lorsque l’obstruction est assez importante chez les patients très jeunes ou très âgés.

Techniques de ventilation

Dans le cas de certaines maladies, les bronchites chroniques par exemple, la qualité et la sensation de la ventilation sont brouillées.

  • Prise de conscience du caisson abdominal et thoracique : grâce au kinésithérapeute, le patient peut ressentir les mouvements de son abdomen ainsi que de sa cage thoracique lorsqu’il respire.
  • Synchronisation : c’est un exercice qui permet au patient de percevoir de la combinaison entre les mouvements de l’abdomen, du thorax ainsi que de la ventilation lorsqu’il respire.

Ces deux exercices sont encore appelés ventilation dirigée.

Le patient effectuera durant ces séances de longues et profondes inspirations et expirations dans plusieurs positions différentes.

Ce qui favorisera le drainage bronchique.


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